27 mai 2026

Santé : l’Est se mobilise autour des mille premiers jours de l’enfant

À l’approche d’un café média prévu le 28 mai 2026 à Bertoua, l’UNICEF et le Gouvernement camerounais renforcent la sensibilisation autour des mille premiers jours de l’enfant, une période jugée décisive pour son développement physique et intellectuel.

Dans la région de l’Est, les indicateurs restent préoccupants. La mortalité infantile y demeure parmi les plus élevées du pays, avec 122 décès pour 1 000 naissances vivantes. La malnutrition chronique touche également près de 37 % des enfants, tandis que l’accès à l’eau potable reste limité et que moins de la moitié des naissances sont enregistrées à l’état civil.

Face à cette situation, l’UNICEF multiplie les interventions multisectorielles sous la coordination des pouvoirs publics. L’objectif est clair, agir dès la grossesse et durant les deux premières années de vie afin de garantir aux enfants de meilleures chances de survie et de développement.

Les données scientifiques appuient cette stratégie. Selon les spécialistes, 75 % du développement cérébral se produit avant l’âge d’un an et près de 90 % avant trois ans. Investir durant cette période permettrait de réduire durablement la malnutrition, d’améliorer les performances scolaires futures et de renforcer la productivité économique à long terme.

Sur le terrain, plusieurs actions sont déjà visibles, notamment la réalisation de forages d’eau potable dans certaines localités comme Bindia et Gadji. 

Ces infrastructures contribuent à améliorer les conditions de vie des familles tout en réduisant les contraintes qui pèsent sur les jeunes filles, souvent chargées de la corvée d’eau.

À travers le café média et le voyage de presse annoncés à Bertoua, l’UNICEF entend également renforcer l’implication des professionnels des médias. Les journalistes sont appelés à jouer un rôle stratégique dans la vulgarisation des bonnes pratiques liées à la santé, à la nutrition et à la protection de l’enfant.

Des descentes sont prévues sur plusieurs sites témoins, notamment à Bindia et à l’école publique de Mokolo, afin de mettre en lumière les impacts concrets des actions menées en faveur des enfants et des communautés.

Par Lutricia Atol

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