4 juillet 2026

Journée annuelle de rencontre entre le Sénat et les collectivités territoriales décentralisées : l’intercommunalité au cœur des plaidoyers.

 

Renforcer la coopération entre les communes et les régions, promouvoir l’intercommunalité et consolider la décentralisation. Tels sont les principaux messages de la deuxième édition de la Journée annuelle de rencontre et d’échanges entre le Sénat et les collectivités territoriales décentralisées, tenue le 3 juillet 2026 à Yaoundé.

Les travaux ont réuni les principaux acteurs de la décentralisation autour des mécanismes destinés à améliorer la gouvernance locale et le développement des territoires.

Organisée sous le haut patronage du président du Sénat, Sa Majesté Aboubakary ABDOULAYE, la rencontre s’est déroulée en présence du ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges ELANGA OBAM, ainsi que du ministre délégué à la Présidence chargé des relations avec les Assemblées, François Wakata BOLVINE, et de plusieurs responsables des collectivités territoriales et institutions impliquées dans la mise en œuvre de la décentralisation. À cette occasion, les membres du gouvernement ont rappelé que ces échanges visent à renforcer le dialogue entre le Sénat et les collectivités territoriales décentralisées, à promouvoir la coopération institutionnelle et à améliorer l’efficacité de la gouvernance locale.

Le thème central des travaux, « Les mécanismes et avantages de l’intercommunalité : l’expérience du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale », a été développé par le président de cette institution, Philippe Camille AKOA. Celui-ci a rappelé que le décret portant création du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale, ainsi que l’article 55, alinéa 4, de la Constitution, consacrent le rôle de l’État dans l’accompagnement des collectivités territoriales décentralisées. Il a souligné que cette institution, forte de 554 employés, accompagne l’ensemble des communes et des régions du Cameroun, sans exclusion.

Illustrant le fonctionnement de cette solidarité, Philippe Camille AKOA a expliqué que les projets sont financés selon un mécanisme de mutualisation. Pour la réalisation d’un point d’eau, par exemple, la commune bénéficiaire contribue au financement, le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale assure la part principale et d’autres collectivités complètent l’effort. Comparant ce système au « Ndjangui », il a indiqué que lorsqu’une collectivité fait face à un besoin, les autres lui apportent leur soutien, faisant de cette solidarité le fondement même de l’intercommunalité.

Les représentants des collectivités territoriales ont ensuite formulé leurs plaidoyers. Le maire de la commune de Ngoulemakong et vice-président national de l’association Communes et Villes Unies du Cameroun, Antoine Désiré Ndzié, a appelé à dynamiser la coopération entre les communes et à renforcer les partenariats au service du développement local. Représentant le président de l’Association des Régions du Cameroun, Oumarou Ousmane a, pour sa part, réaffirmé l’engagement des régions à promouvoir une collaboration plus étroite entre les collectivités territoriales.

Les travaux se sont achevés par une séance de plaidoyers, suivie de la clôture officielle par le questeur du Sénat. Dans son allocution de clôture, Sa Majesté Aboubakary ABDOULAYE a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’importance de l’intercommunalité comme levier de réussite de la décentralisation au Cameroun.

Par Théophile NGONDI

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